Easy Distribution, c'est un logisticien e-commerce installé à Lespinasse, au nord de Toulouse. Réception, stockage, préparation des commandes, expédition et retours pour plus de 100 marques, depuis un entrepôt de 7 000 m². Ses clients vendent partout en France. Ses prospects aussi.
En mai 2026, on reconstruit le site sur Lovable. L'objectif est clair : faire venir des demandes de devis qualifiées, de marques qui ne connaissent pas encore Easy Distribution. Pas plus de trafic. Plus de bons prospects. Voici ce qu'on a mis en place, et ce que disent les chiffres.
Le point de départ : un site qui ne parlait qu'à ceux qui connaissaient déjà la marque
Premier mois mesuré dans la Search Console, juin 2026. La page d'accueil concentre 1 638 des 1 740 impressions. Les clics identifiables viennent presque tous de recherches sur le nom de la marque. Et Google affiche encore d'anciennes pages de l'ancien site WordPress : une page d'exemple, une catégorie « non classé ».
Le diagnostic est simple. Un e-commerçant qui cherche un logisticien ne tape pas « Easy Distribution ». Il tape « logisticien e-commerce Bordeaux », « logistique cosmétique » ou « qu'est-ce que le fulfillment ». Sur ces recherches, le site n'existait pas.
La refonte sur Lovable : un gabarit, des dizaines de pages
On a reconstruit le site sur Lovable, avec un rendu côté serveur : chaque page arrive à Google complète, titre, contenu et données structurées compris. Pas d'attente de rendu JavaScript.
Surtout, le site est construit sur des gabarits alimentés par des données. Une page ville, c'est une entrée : nom, texte, coordonnées, distance depuis l'entrepôt. Le gabarit fait le reste — hero, estimateur, FAQ, maillage, sitemap. Le 27 octobre, on a ajouté 10 villes d'un coup. Même chose pour les articles de blog : ils sont programmés à l'avance et se publient seuls à leur date.
Ce que vous pouvez appliquer
- →Si votre stratégie SEO repose sur des dizaines de pages du même type, construisez un gabarit piloté par les données. Vous ajoutez du contenu, pas du code. Et chaque nouvelle page hérite des mêmes standards : balisage, maillage, appels à l'action.
Trois angles pour un même service
Easy Distribution vend une seule chose : de la logistique e-commerce. Mais ses prospects la cherchent de trois façons différentes. On a donc ouvert trois portes d'entrée.
1. L'angle géographique : 49 pages villes
Une marque basée à Bordeaux cherche « logisticien e-commerce Bordeaux ». Elle veut savoir si un entrepôt près de Toulouse peut la servir. Chaque page ville répond à cette question : distance et temps de trajet depuis Lespinasse, axes routiers, communes desservies, FAQ dédiée. Les textes sont construits à partir de guides sémantiques YourTextGuru, ville par ville.
Les pages villes génèrent 802 impressions en juillet, sur 11 pages visibles. En septembre, elles en génèrent 4 605, sur 21 pages. Sur octobre, « logisticien e-commerce toulouse » est en position 3,2, « logisticien e-commerce bordeaux » en 6,0, « logistique narbonne » en 7,8.
2. L'angle métier : 10 pages secteurs
Un caviste ne cherche pas « logisticien ». Il cherche quelqu'un qui connaît les droits d'accise et la casse. Une marque de cosmétique veut entendre parler d'étiquetage INCI et de sensibilité à la température. On a créé une page par univers : vin et spiritueux, cosmétique, compléments alimentaires, jouets, box par abonnement, bijoux, mode, high-tech, animalerie, santé et bien-être. Chacune détaille les contraintes opérationnelles du secteur et la façon dont l'entrepôt y répond.
En juin, les pages secteurs totalisent 199 impressions. En août, 3 817. Sur octobre, « logistique caviste » est en position 3,9, « logistique animalerie » en 3,8, « logistique box par abonnements » en 6,1. En septembre, « logistique e commerce cosmetique » était en position 3,6.
3. L'angle expertise : un blog en cocon, signé par le fondateur
Troisième porte : les questions que se posent les e-commerçants avant de choisir un logisticien. Fulfillment, KPI logistiques, méthodes de picking, gestion des retours, choix du transporteur. Les articles sont organisés en cocon sémantique et maillés entre eux. Ils sont écrits à la première personne, avec la voix de Sébastien Berthuy, le fondateur. Un article par semaine.
Le blog apparaît dans la Search Console en septembre : 536 impressions, 4 articles visibles. Sur les 26 premiers jours d'octobre : 4 491 impressions, 12 articles visibles. L'article sur le fulfillment devient la page du site la plus affichée dans Google, avec 1 596 impressions. Aujourd'hui, 14 articles sont en ligne.
Ce que vous pouvez appliquer
- →Listez les façons dont vos prospects cherchent votre service : par lieu, par métier, par question. Chaque façon mérite son propre type de page. Un seul service peut ouvrir des centaines de requêtes.
- →Sur un blog B2B, donnez une voix au dirigeant. Un article signé par quelqu'un qui fait le métier tous les jours a plus de poids qu'un texte anonyme.
Des landing pages avec un calculateur de prix
En logistique B2B, la première question est toujours la même : combien ? On a répondu sur chaque page. L'accueil, les 49 pages villes et les 10 pages secteurs embarquent le même estimateur. Le bouton principal du hero, « Estimer mon prix », y mène directement.
Le prospect règle son volume mensuel (de 50 à 50 000 commandes), sa zone de livraison, le nombre d'articles par commande, le poids moyen, le mode de livraison et le transporteur. Il obtient un prix par commande, transport et préparation compris, et le total mensuel. En 30 secondes.
Le vrai gain est derrière. Quand le prospect demande le détail des coûts, le formulaire de contact s'ouvre pré-rempli avec son volume, ses articles par commande, son poids moyen et sa zone. L'équipe commerciale reçoit une demande qualifiée, pas un « bonjour, je voudrais un devis ». Entre le 11 septembre et le 26 octobre, près d'une demande sur trois reçues via le site est passée par l'estimateur.
Ce que vous pouvez appliquer
- →Affichez un prix, même indicatif. Un prospect qui a déjà une estimation arrive en rendez-vous avec un projet concret. Et vous savez tout de suite s'il est dans votre cible.
- →Faites passer les réponses du calculateur dans le formulaire. Chaque champ pré-rempli, c'est une question de moins au premier appel.
Google Ads : des campagnes ciblées au mot près
Le SEO prend des mois. Les demandes, il en faut tout de suite. Depuis juillet, quatre campagnes Google Ads tournent sur le Réseau de Recherche. Une campagne marque. Une campagne générique, du « prestataire logistique » à la longue traîne sectorielle. Une campagne générique centrée sur la zone de Toulouse. Une campagne villes.
Chaque groupe d'annonces renvoie vers la page qui répond à l'intention : l'accueil pour les requêtes génériques, la page Toulouse ou Perpignan pour les groupes villes, la page secteur vin et spiritueux pour le groupe vin, la page cosmétique pour le groupe cosmétique. Partout, l'estimateur est à un clic.
Sur la période, le taux de clic moyen atteint 6,97 %. Et les campagnes progressent chaque mois : le nombre de demandes via formulaire augmente, le taux de conversion passe de 2,27 % en août à 3,62 % en octobre, et le coût par demande baisse de 13 % en septembre, puis de 30 % en octobre par rapport à août.
Le meilleur enseignement vient de la longue traîne sectorielle. Le mot clé « logisticien vin », envoyé vers la page secteur vin et spiritueux, convertit à 5,26 %, pour un coût par demande près de deux fois plus bas que le générique « prestataire logistique ». La campagne marque, elle, affiche le coût par demande le plus bas du compte : elle protège les recherches sur le nom de l'entreprise. À l'inverse, le groupe Toulouse de la campagne villes, pénalisé par un faible niveau de qualité, est en veille.
Ce que vous pouvez appliquer
- →Commencez par la marque et quelques requêtes en expression exacte. Mesurez le coût par demande mot clé par mot clé, pas campagne par campagne.
- →Envoyez chaque intention vers la page qui y répond. Chez Easy Distribution, c'est le couple requête sectorielle + page secteur qui affiche le coût par demande le plus bas, hors marque.
Les résultats en chiffres
Google Search Console et Google Ads — easydistribution.fr — Juin à octobre 2026
L'évolution mois par mois (Search Console) :
Juin 2026 (premier mois mesuré)
1 740 impressions · 124 requêtes hors marque · 15 pages visibles
Juillet 2026
4 210 impressions · 238 requêtes hors marque · 26 pages visibles
Août 2026
8 520 impressions · 380 requêtes hors marque · 35 pages visibles
Septembre 2026
8 200 impressions · 462 requêtes hors marque · 37 pages visibles
Octobre 2026 (du 1er au 26)
11 300 impressions · 745 requêtes hors marque · 45 pages visibles
Positions sur des requêtes hors marque (Search Console, 1er au 26 octobre 2026) :
Google Ads, mois par mois :
Août 2026
Taux de conversion 2,27 % · coût par demande : point de référence
Septembre 2026
Taux de conversion 2,44 % · coût par demande −13 % par rapport à août
Octobre 2026 (au 28)
Taux de conversion 3,62 % · coût par demande −30 % par rapport à août
Les tendances clés :
- Les impressions passent de 1 740 en juin à 11 300 sur les 26 premiers jours d'octobre : ×6,5.
- Les impressions sur la marque restent stables, autour de 500 par mois. La croissance vient des requêtes hors marque : 465 impressions en juin, 7 868 en octobre.
- Le site est visible sur 745 requêtes hors marque, contre 124 en juin. 210 d'entre elles sont en top 10, contre 55.
- La page d'accueil n'est plus la seule porte d'entrée : en octobre, le blog, les pages villes et les pages secteurs génèrent chacun plus d'impressions qu'elle.
- Côté Google Ads, le coût par demande baisse de 30 % entre août et octobre, et le taux de conversion passe de 2,27 % à 3,62 %.
Les clics organiques, eux, n'ont pas encore suivi la même courbe : ils restent portés surtout par la marque. La position moyenne passe de 9,3 à 17. C'est mécanique : le site apparaît désormais sur six fois plus de requêtes, et beaucoup sont encore au-delà de la première page. La visibilité est là. La transformer en clics, c'est le prochain palier.
Les prochaines étapes
Les fondations sont posées. Maintenant, on accélère sur trois chantiers.
1. Étendre la couverture géographique
Le 27 octobre, dix nouvelles pages villes sont en ligne : Nantes, Rennes, Angers, Brest, Laval, Le Mans, Lorient, Orléans, Saint-Malo et Bourges. Le site couvre désormais le Grand Ouest et le Centre-Val de Loire, en plus du Sud-Ouest et du Sud-Est.
2. Continuer le cocon éditorial
Trois articles sont déjà programmés en novembre : gestion de stock e-commerce, définition du SKU, définition du WMS. Chacun s'insère dans le cocon et renforce le maillage vers les pages qui convertissent.
3. Faire entrer les pages clés en première page
Plusieurs pages à fort potentiel sont encore au-delà de la première page sur octobre : la page secteur vin et spiritueux en position moyenne 22,3, la page Bordeaux en 24,8, la page cosmétique en 31,4. Ce sont aussi, derrière l'article fulfillment et l'accueil, les pages qui cumulent le plus d'impressions. L'objectif : les faire entrer en première page, là où se font les clics.
Ce que vous pouvez appliquer
- →Ne jugez pas un chantier SEO sur ses clics des premiers mois. Regardez d'abord les impressions hors marque et le nombre de requêtes en top 10 : ce sont les signaux qui annoncent les clics.
- →Repérez vos pages hors première page qui cumulent beaucoup d'impressions. C'est là que se trouvent vos prochains clics.
Votre site peut faire le même travail. Création de site, SEO, Google Ads — on construit des sites qui génèrent des demandes, et on le prouve avec des chiffres.
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